5 Août 2013
Si l'incident a été relativement bref, il n'en a pas moins été extrêmement insultant selon le principal intéressé. Souvenez-vous, le 2 juillet dernier, Evo Morales rentrait d'un voyage diplomatique en Russie. Un retour à domicile censé être paisible, avant que le Portugal, suivi de la France et de l'Italie n'interdisent leur espace aérien à l'avion présidentiel. Le chef d'État a alors dû se poser de toute urgence à Vienne.
Pire, une fois sur place, Evo Morales soutient que l'ambassadeur d'Espagne en Autriche lui a proposé un nouveau plan de vol... à condition que le président accepte que son avion soit fouillé. Motif ? Edward Snowden, celui qui a révélé l'espionnage massif que pratiquent les États-Unis à travers le programme Prism, se cacherait à bord de l'appareil. Un affront de plus, touchant à la fois sa "dignité" et son "honneur", comme il l'explique dans une tribune publiée dans l'édition du Monde diplomatique datée du mois d'août (lire l'article, lien payant).
Washington "propage la peur, le chantage et l'intimidation"